Pourquoi mon livre numérique ne se vend pas ?

«Pourquoi mon livre numérique ne se vend pas ?»

Pour cette question fréquemment posée, voici un billet suggérant quelques pistes.
N’hésitez pas à nous faire part de vos observations, analyses et idées (en ajoutant un commentaire au billet),
je mettrai cette publication à jour lorsque cela sera nécessaire et possible avec votre aide.

Nous sommes donc en mode «travaux en cours».

Plusieurs raisons peuvent ralentir la croissance du livre numérique, en voici quelques-unes :

Les technologies informatiques

En bibliothèque

Nous pouvons remarquer plusieurs raisons reliées à l’informatique qui contraignent l’accès aux livrels. Par exemple, le téléchargement depuis différentes plateformes informatiques. Je vous détaille ici une expérience personnelle de téléchargement depuis le site www.pretnumerique.ca qui soit dit en passant est très bien fait dans son ensemble malgré les problèmes rencontrés lors de ma tentative. Je détaille les étapes et versions logiciels utilisées. Ces détails sont en fait d’une importance capitale lorsqu’il s’agit de déboguer.

Voilà, je tente d’emprunter un livre numérique en format ePub sur mon iMac, par curiosité, je suis un nouvel utilisateur.

La version de mon système

Les détails de la version de mon système

Page produit de Prêt numérique.ca

Page produit du livre Robert la pompière en format ePub2 régulier sur www.pretnumerique.ca

Avant de me lancer, je lis l’information et remarque le petit phylactère avec le point d’interrogation ayant pour titre «Un problème?». Je me dis, ah oui, suffisamment pour en faire une rubrique. Je clique sur un des liens, qui me mène à la page d’aide. Bien qu’il y ait eu un certain effort pour répondre aux questions des utilisateurs, cette section du site nécessite, et nécessitera toujours des mises à jour régulières. En tant qu’utilisateur, j’aurais préféré lire «question» ou «solution» ou «démarche» plutôt que «problème», enfin, c’est mon subconscient qui s’exprime ! Donc, avant de parler de problèmes, nous pourrions avoir une certaine marche à suivre détaillée selon nos logiciels et appareils. Ces problèmes n’apparaissent qu’après l’expérience d’installation qui échoue. Dans l’ordre, il faudrait pouvoir lire la démarche, avant de télécharger, il me semble. Il manque donc selon moi une rubrique entre celle du courriel et celle des problèmes. Parce qu’autrement, je n’anticipe que des problèmes, et c’est d’ailleurs ce qui est arrivé. Je n’avais sur mon iMac que l’application iBooks pour lire des ePub. Sony a disparu, Adobe Digital Edition, je n’en pouvais plus tellement elle était mal développée. À ce moment-là, j’ai une application ultra performante sur mon ordinateur, mais inutile pour le prêt en bibliothèque, puisque la protection mise sur le livre nécessite une bibliothèque d’outils de développement d’Adobe (moins performant que celle utilisée par iBooks Readium), un compte Adobe pour gérer les DRM (Digital Rights management). Je n’arrive pas à ouvrir le fichier «URLLink.acsm» qui mon livre.

Menu à mettre jour régulièrement

Menu à mettre à jour régulièrement compte tenu des fluctuations des technologies.

 

Je cherche une application qui peut lire mon livre.

Je remarque qu’Adobe semble avoir pris la direction des appareils mobiles en offrant l’application sur iPad et iPhone tout en réduisant l’accès au téléchargement de la version bureau (il n’y mettait guère d’effort pour l’entretenir de toute façon). Voici tout de même le lien direct pour toutes les versions. Lien qui pourrait se retrouver sur les pages produits des sites de diffusion ou dans le menu aide afin de rendre plus simple le processus.

Sony a depuis un bon moment déjà, transféré sa librairie à Kobo et a cessé d’offrir des liseuses et logiciels pour la lecture numérique.

Ensuite Kobo a cessé de produire des tablettes et se concentre sur les liseuses et multiples versions logiciels (j’ai d’ailleurs remarqué une nette amélioration des performances de ce côté sur ma liseuse kobo glo).

Je constate donc que le menu des «Problèmes fréquents» a besoin d’être mis à jour. Suggestion, pourquoi ne pas présenter des applications performantes de lecture qui déjà peuvent également lire des ePub 3 (avec encre certains problèmes avec les formats fixes). Je pense à Blue Fire Reader pour Windows, iOS et Android et Mantano pour Android (ne vous fiez pas à la mauvaise traduction de leur site, ils sont Français, faut les excuser ! ;) Bref, améliorer et mettre jour plus fréquemment cette étape sur le site aiderait grandement l’utilisateur.

Ce que j’ai fait ? À mon grand désarroi, j’ai finalement réinstallé Adobe Digital Editions sur mon poste et pris la décision de ne pas lire de livre emprunter sur mon ordinateur lorsqu’il s’agissait d’ePub puisque le rendement de l’application ne me satisfait toujours pas, faut dire que je fais partie des plus exigeants en la matière ! :) J’emprunterai prochainement mes livres sur mes appareils mobile.

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En librairie

Il semble que les métadonnées ne soient pas prises plus au sérieux des libraires que des éditeurs. Je vois encore trop souvent des images de couvertures manquantes, des informations ou classifications erronées, des entrées de données faites à la main, etc. Du côté d’Apple et iBooks, si nous n’entrons pas le mot clé «iTunes» accompagné du titre dans notre recherche, peu de chance de retrouver le résultat dans la première page. Cette plateforme est donc très mal référencée par le moteur Google. En contrepartie, celle de l’entrepôt numérique et Amazon sont régulièrement dans les premiers résultats de recherche. Là où tout le monde doit faire un effort supplémentaire à mon avis, c’est au niveau des classifications et des mots-clés susceptibles d’être entrés dans la barre de recherche des internautes. Si ces mots-clé ne sont pas entrée par les éditeurs ou utilisée par les détaillants et applications de librairies, les livres ont moins bonnes vitrines. Les technologies de vente en ligne gagneront également à développer des forces de ce côté, un gros défi.

Les formats

Si à ce jour 92% des téléchargements des livres québécois sont de format ePub, les utilisateurs n’ont pas beaucoup d’informations à cet effet durant le processus de téléchargement. Encore une fois, surtout pour un manque général de mise à jour, puisque les appareils et logiciels sont constamment changeants. Il est donc très difficile pour les commerçants de tenir informer adéquatement les lecteurs et rend souvent inaccessible le livre numérique.

Le contenu

Beaucoup de lecteurs se demandent pourquoi payer que 30% moins cher un livre numérique qui n’a non seulement aucune valeur ajoutée, mais une valeur diminuée (lire ici le concept des belles lignes typographiques et mise en pages soignées). En effet, le livre numérique ne profite pas de toutes possibilités qu’offre le numérique. Le format ePub 3 n’est absolument pas un modèle exploité par les éditeurs. Pour des raisons économiques, mais également technologiques. Actuellement, un livre numérique enrichis de vidéos et d’audio ne trouvent pas sa place sur le marché (encore moins avec de l’animation CSS et JavaScript) avec les technologies actuelles de DRM et de performance logiciel. Les applications permettant la gestion du DRM n’interprètent pas bien la programmation des ePub 3 (encore moins ePub 3 fixed layout) et les applications performantes qui lisent bien les ePub 3 (je pense à iBooks, Readium) n’offrent pas la possibilité de gérer les DRM d’Adobe. C’est l’impasse ! À moins d’une mise en marché claire vers iBooks pour les albums jeunesse et autre fixed layout, l’éditeur n’investira pas dans un format avec enrichissement, que les lecteurs aiment tant ! Eh oui, c’est que le lecteur s’attend lorsqu’on parle de livre numérique. Le lecteur est exigeant (depuis La Presse + ) et ses exigences ne sont pas comblées par les livres actuellement sur le marché. Le roman fait exception, quoi que. Des millions de téléchargements en bibliothèques, dans un monde où les ventes de livres numériques ne représentent que 1 à 5 % du marché du livre papier.

 

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